L'impact des boiteries dans la carrière d'un cheval
Les boiteries du cheval représentent un des pôles majeurs de la pathologie du cheval, et un des principaux motifs de consultation pour les vétérinaires équins.
Toutes les catégories de chevaux sont concernées, du cheval de loisir jusqu'au cheval de course...
Pour citer quelques chiffres :
- Un cheval de course passe environ 1 dixième de sa carrière au repos, en convalescence : 65% de ces interruptions momentanées de carrière sont dues à des problèmes locomoteurs.
- Plus de la moitié des chevaux de sport et de course verront leur carrière s'achever à cause d'un problème locomoteur ou d'une boiterie chronique.
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De plus, la pathologie locomotrice représente la 2ème cause de mortalité du cheval en Europe, après les problèmes digestifs (représentés principalement par les coliques).
Les fractures bien entendu, mais aussi les pathologies articulaires, fourbures (... etc.) sont ainsi responsables de 10% des décès annuels.
Les pathologies locomotrices sont souvent à l'origine d'une douleur importante, qui génère une boiterie franche. Néanmoins, selon la localisation des lésions et l'intensité de la douleur provoquée, les affections locomotrices peuvent avoir des manifestations cliniques plus frustres. Les pathologies locomotrices génèrent ainsi des symptômes d'intensité très variable :
La gêne et l'inconfort, qui se manifestent par des irrégularités ou des asymétries d'allure, peuvent être handicapants pour les chevaux de course ou de compétition : ce type de boiterie frustre peut en effet générer une baisse des performances sportives chez ces chevaux athlètes.
Les baisses de performances, qui témoignent d'une diminution des capacités physiques du cheval sportif, sont sources de bien des frustrations pour le cavalier ou l'entraîneur. Par ailleurs, comprendre pourquoi un cheval devient contre-performant est un véritable challenge diagnostique : si les problèmes locomoteurs représentent la première cause de contre-performances, nombres de pathologies, respiratoires, cardio-vasculaires (...) peuvent également être impliquées.
La boiterie clinique, nette et bien visible, qui interdit la compétition voire même l'entraînement, est la manifestation la plus évidente d'une pathologie locomotrice, elle est handicapante même pour des chevaux de loisir.
Enfin les atteintes catastrophiques, telles que les fractures en course, peuvent témoigner d'une atteinte osseuse passée inaperçue. L'issue de ce type d'accident reste bien souvent dramatique...
Les boiteries restent la bête noire du cavalier ou de l'entraîneur. Leur diagnostic est toujours délicat et les traitements sont souvent longs. Trop souvent, les boiteries du cheval sportif sont synonymes d'interruption de carrière, avec impossibilité plus ou moins prolongée de participer aux courses ou aux compétitions. Les pertes sportives et économiques sont d'autant plus importantes que même l'entraînement est en général interdit : le cheval perd alors en condition physique et régresse dans son travail.
Enfin, même pour un propriétaire de cheval de loisir, il est terriblement frustrant de voir son cheval « au placard » pour une durée trop souvent indéterminée...






